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Positive Technologies : les infrastructures de téléphonie mobile présentent de sérieuses vulnérabilités

Les chercheurs de la société Positive Technologies ont découvert plusieurs vulnérabilités dans l’infrastructure des réseaux de téléphonie mobile qui permettent d’intercepter et de bloquer le trafic GPRS, d’établir une connexion à Internet en tant qu’un autre abonné et de déterminer l’emplacement de l’abonné. Ces menaces concernent non seulement les téléphones mobiles, mais également divers périphériques dotés d’un modem mobile : des distributeurs automatiques de billets, des terminaux de paiement, divers systèmes automatisés industriels et de transport, des outils de collecte de données, etc.

D’après l’enquête menée par la société, la majorité des périphériques qui fonctionnent sur les réseaux 2G et 3G sont accessibles sur Internet via les ports GTP et les protocoles ouverts de transfert de données (FTP, Telnet, HTTP). Des vulnérabilités au sein de ces interfaces peuvent permettre à un individu malintentionné de se connecter au nœud d’un opérateur de téléphonie mobile et d’envoyer des commandes.

De plus, une fois que les individus malintentionnés se sont connectés au réseau de l’opérateur, ils peuvent accéder au réseau GRX (Global Roaming eXchange) qui regroupe tous les opérateurs et qui permet d’offrir un accès Internet aux abonnés en itinérance. Cela signifie que le pirate peut organiser les attaques les plus diverses contre les abonnés de n’importe quel opérateur.

Parmi les attaques possibles, citons la recherche d’identifiants d’abonnés valides (IMSI), la récupération d’informations relatives à l’abonné sur la base de l’IMSI (notamment, l’emplacement), la déconnexion des abonnés d’Internet et le blocage de la connexion, la connexion à Internet sous un autre abonné et l’interception du trafic de l’abonné.

Certaines attaques sont organisées via le protocole GTP (GPRS Tunneling Protocol) utilisé dans les réseaux GSM et UMTS.š Ce protocole intervient dans le transfert des informations de l’utilisateur et du service entre les points d’extrémité et les nœuds des réseaux 2G.

Pour obtenir l’accès au trafic en clair des abonnés, les individus malintentionnés doivent attaquer le GGSN, à savoir les passerelles et les nœuds du réseau cellulaire. Des balayeurs du type Shodan.io permettent de définir les adresses IP. Certains des nœuds identifiés possèdent des ports GTP ouverts, ce qui permet à l’individu malintentionné d’établir une connexion et de transmettre des paquets de commande que GGSN accepte comme des paquets en provenance de périphériques légitimes du réseau de l’opérateur. Selon les données de Positive Technologies, il y aurait sur Internet plus de 207 000 périphériques dont les ports GTP sont ouverts. Près de 500 d’entre eux sont des nœuds de réseaux cellulaires.

Certains des nœuds détectés étaient accessibles via des protocoles fréquemment utilisés comme Telnet, FTP, SSH, HTTP, etc. L’exploitation des vulnérabilités qu’ils contiennent (par exemple, les mots de passe standard) permet de modifier la configuration du nœud et d’accéder au réseau de l’opérateur.

Selon les conclusions des experts de Positive Technologies, une partie des problèmes se situe au niveau de la mauvaise configuration de nombreux nœuds des réseaux cellulaires. Par exemple, une partie des services activés par défaut par le fabricant du périphérique doit être désactivée lors de l’installation, mais ce n’est pas toujours le cas.

Les nouvelles normes de communication, d’après le rapport, ne garantissent pas la protection contre ce genre d’attaques car les opérateurs de communications mobiles ne peuvent pas abandonner les réseaux 2G qui constituent la fondation des réseaux 3G. Le protocole GTP intervient également dans la nouvelle norme LTE, ce qui signifie que ces réseaux peuvent être confrontés à des menaces similaires.

Lien :        Threatpost

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