De plus en plus d’enfants explorent Internet, un monde créé par des adultes pour des adultes. Le font-ils sans risque ? Malgré les affirmations des experts, Internet présente des risques nombreux souvent « intéressés ». Bref, les enfants deviennent des « proies commerciales » pour les cyber-mafias. Certaines voix s’élèvent pour réduire l’usage d’Internet par les enfants. Autre interrogation : les sites pour enfants ne contiennent-ils aucune menace ni pour les enfants, ni pour les ordinateurs ?
Faut-il permettre aux enfants d’utiliser Internet ? La réponse à cette question doit être affirmative car Internet est un lieu d’échanges, comme la cour de récréation. L’enfant doit savoir communiquer dans le monde virtuel. Qui plus est, les possibilités offertes par Internet en termes d’apprentissage et de connaissance du monde sont pratiquement illimitées. Priver l’enfant de l’accès à Internet serait le priver de l’accès à la plus grande source de connaissances au monde.
Tout le monde est d’accord : la majorité des chercheurs, des spécialistes et des utilisateurs répondent par l’affirmative sans hésiter. Oui, Internet est utile aux enfants. Selon eux, Internet permet aux enfants de cultiver l’apprentissage, le développement, ainsi que la maîtrise de la communication virtuelle qui occupe une partie incontournable de nos vies, aux côtés des communications réelles.
Ces considérations ont entraîné la création progressive d’un Internet « sûr » pour les enfants, qui évoque par ses fonctions les jardins publics pour enfants du monde réel. Ici, les enfants peuvent communiquer avec d’autres enfants, jouer à des jeux ou consulter des sites qui ressemblent à des livres pour enfants. Les enfants peuvent trouver sur Internet des comptines, des poèmes et même des livres à colorier. Il existe même pour les utilisateurs les plus jeunes des systèmes de recherche qui n’indexent que les pages pour enfants.
La voix de ceux qui s’opposent à l’utilisation d’Internet par les enfants se fait difficilement entendre. Toutefois, les opposants existent et ils possèdent une multitude d’arguments contre l’utilisation d’Internet par les enfants. La majorité de ces arguments repose sur la fragilité de la psychologie des enfants qui pourraient être traumatisés par divers contenus pour adultes accessibles sur Internet. Il y a une solution à ce problème, le « contrôle parental ». Cette expression ne désigne pas l’autorité éducative des parents mais bien une fonction des suites de sécurité. Bref, une composante de la protection des données dont l’objectif est de bloquer les pages auxquelles les enfants ne devraient pas accéder. En ce qui me concerne, c’est un autre aspect de l’Internet pour les enfants qui me tracasse : l’Internet pour les enfants est-il une zone aussi sûre qu’on le pense ? Les parents ont-ils raison d’accorder une confiance aveugle aux développeurs qui affirment que les sites pour enfants ne contiennent aucune menace ni pour les enfants, ni pour les ordinateurs ? Je suis d’avis que la réponse à ces 2 questions est négative. Dans cet article, je présente les menaces existantes dans l’Internet dédié aux enfants, pourtant qualifié de « sûr ». La situation est connue : vous laissez votre enfant aller jouer dans le jardin pour enfants que vous fréquentiez vous-même il y plusieurs années… Après quelques heures, il rentre à la maison en larmes et sans ses jouets. De vilains garnements sont passés par là. Ces chenapans peuvent être du même âge que votre enfant, un peu plus âgés voire correspondre à des adolescents qui ont décidé de se défouler de manière cruelle. Les réseaux sociaux pour enfants ne sont pas épargnés par ce phénomène. Écrire un mot vulgaire sur le « mur », recevoir un message personnel déplaisant ou critiquer des échanges sur un forum sont autant de petits inconvénients qui peuvent « atteindre » l’enfant. Il est évident que ces espiègleries et ces petites bagarres ne sont pas le pire qui puisse arriver à un enfant et cela contribue à le préparer à divers scénarios de la vie adulte. Mais tout le monde comprend que ces situations blessent les jeunes enfants, tout comme les adultes ne sont pas toujours en mesure de contrôler leurs émotions et le sentiment de vexation après avoir reçu un message personnel déplaisant. Et la situation est encore pire lorsque les enfants sont pris pour cibles par des adultes. Je ne veux pas parler d’espièglerie innocente, mais de véritables crimes perpétrés contre des enfants. Les réseaux sociaux pour enfants, les forums pour enfants ou les chats pour enfants sont les terrains de chasse idéaux pour un pédophile qui peut passer longtemps inaperçu en prétendant être un membre de la communauté comme un autre. Malheureusement, il n’existe aucune statistique précise sur le nombre d’adultes qui prétendent être des enfants dans les réseaux sociaux. Mais, il est bien connu que les utilisateurs soupçonnés de pédophilie y restent de longs moments. Et ils constituent une menace réelle pour les enfants. Il arrive souvent que le niveau de confiance octroyé par l’enfant aux amis virtuels soit bien supérieur à celui qu’il accorde aux amis réels. Cela peut déboucher sur une situation où l’enfant décide d’aller rencontrer « son meilleur ami » de la communauté d’enfants, sans rien dire non seulement à ses parents, mais aussi à ses camarades d’école. C’est précisément l’objectif que souhaite atteindre le pédophile. Sa tâche consiste à gagner la confiance de l’enfant et à l’attirer vers une rencontre en personne tout en faisant comprendre à l’enfant qu’il est primordial qu’il ne dise rien à personne (bien entendu, l’ami virtuel ne l’exprime pas ainsi). L’issue de telles rencontres est connue et triste : dans le meilleur des cas, l’enfant « s’en tirera avec une petite frayeur ». Il arrive parfois que l’enfant revienne d’une promenade recouvert de peinture fraîche ou avec d’étranges idées venues d’on ne sait où sur l’achat d’un nouvel appartement ou sur le besoin de s’inscrire en toute urgence au club local de danse. Sur les sites dédiés aux enfants, il n’est pas possible de se tâcher de peinture. En revanche, on peut se trouver exposé à des idées qui l’amèneront immédiatement à demander de l’argent. De nombreux sites dédiés aux enfants n’hésitent pas, sans le moindre remord, à gagner de l’argent en devenant membre d’un « réseau de bannières ». Lors de la visite de sites pour enfants à l’étranger, le réseau de bannières « Ads by Google » apparaît en moyenne sur 1 site sur 4. Les publicités contextuelles sont associées aux mots les plus divers sur la page. Bien souvent, les mots employés fréquemment dans le contexte de la « formation » peuvent contribuer à ce que votre enfant soit inspiré à l’idée de recevoir des bourses d’étude inexistantes ou d’apprendre l’hypnose en achetant un disque pour 50 dollars. Il existe des cas plus curieux lorsque la publicité contextuelle est associée à des mots repris dans le nom d’un jeu. Dans ce cas, l’enfant peut devenir la victime accidentelle « d’une pyramide ». J’ai personnellement vu une proposition de ce genre sur un site de jeux pour enfants dans la fenêtre des publicités contextuelles. Le désir sincère de l’enfant d’aider ses parents à arrondir les fins de mois peut dans ce cas mal se terminer, comme la moindre participation à une pyramide financière. Sur les sites russes, on peut trouver de temps à autres des propositions moins innocentes. La requête « site pour enfants » donne en 3ème place dans les résultats de recherche de Google un site pour la communication et la formation des enfants. Il y des blogs, des chats, des forums et une multitude de choses intéressantes à lire. Et sur la page d’accueil du site, à droite, l’enfant peut voir quelques liens sous le titre général « sites intéressants » :
Faut il interdire Internet aux enfants ?
Éléments asociaux dans l’ère de jeux
Attention aux annonces commerciales
sur les pages dédiées aux enfants !
 mènent vers un site où il est possible de télécharger des films (y compris Twilight 3 qui n’est pas encore distribué) en envoyant d’abord un SMS payant.</p>
<p>Il est intéressant de constater que le site propose une autre forme de paiement : </p>
<p align=center><a href=)
De l’argent pour une crème glacée
Et si le voyou, c’est votre enfant ?