Infos

La version de Loki à plusieurs niveaux s’incruste plus profondément dans Android

Nous avons appris l’existence d’une nouvelle version du malware Android.Locki pour appareils mobiles. Android.Loki a fait parler de lui pour la première fois en février, mais la version actuelle découverte par des analystes antivirus de chez Dr. Web infecte les bibliothèques système Android.

Android.Loki est un trojan à plusieurs composants qui infecte l’appareil en plusieurs étapes. Il se télécharge d’abord sur l’appareil, puis un malware le lance. Au premier lancement, le malware établit une communication avec le serveur d’attaque et télécharge le composant malveillant Android.Loki.28 et plusieurs codes d’exploitation indispensables pour obtenir l’accès de superutilisateur. Après avoir exécuté les codes d’exploitation, le trojan augmente ses privilèges et lance le module Android.Loki.28.

Après le lancement, Android.Loki.28 modifie la section /system qui autorise l’écriture de fichiers. Ainsi, le malware peut modifier les fichiers système. Loki extrait les composants complémentaires Android.Loki.26 et Android.Loki.27 qu’il place dans les dossiers /system/bin/ et /system/lib/. Après la modification de la bibliothèque, le module Android.Loki.27 est associé à celle-ci et est lancé à chaque fois que le système d’exploitation la sollicite.

Android.Loki.27 lance à son tour le module malveillant Android.Loki.26 depuis les processus systèmes qui ont un accès superutilisateur. Android.Loki.26 obtient ainsi un accès superutilisateur et peut charger, installer et supprimer des applications, qu’il s’agisse de malwares ou de logiciels publicitaires, à l’insu de l’utilisateur. Ces logiciels permettent aux individus malintentionnés de gagner de l’argent en affichant des publicités ou en faisant augmenter le compteur d’installations de certaines applications. Pour l’instant, l’infection de Loki se traduit par un affichage de publicités intempestif mais si la nouvelle version est exploitée pour diffuser et installer des malwares bancaires ou des ransomwares, le malware se convertira en sérieux problème.

Malheureusement pour les utilisateurs, il est difficile de supprimer Loki. Le module malveillant Android.Loki.27 est profondément incrusté dans les composants système : une des bibliothèques système critiques devient dépendante du trojan après modification et si le système d’exploitation Android ne trouve pas cette dépendance dans la bibliothèque au démarrage, il peut ne pas charger, ce qui engendre un dysfonctionnement de l’appareil. Pour récupérer l’appareil, il faut le réinitialiser et perdre toutes les données qu’il contenait.

Fonte: Threatpost

La version de Loki à plusieurs niveaux s’incruste plus profondément dans Android

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Rapports

Etude des menaces mobiles en 2016

En 2016, l’augmentation du nombre de trojans publicitaires qui peuvent utiliser les autorisations root s’est maintenue. Sur l’ensemble de l’année, cette menace n’a jamais quitté la tête du classement et rien n’indique que cette tendance va changer pour l’instant.

Spam en 2016

Les flux de spam ont enregistré plusieurs modifications en 2016. La plus marquante d’entre elles a été l’augmentation de la diffusion de ransomwares. Etant donné la disponibilité de ce genre de malware sur le marché noir, il faut s’attendre à ce que cette tendance se maintienne et le volume de spam malveillant va certainement se maintenir en 2017.

Kaspersky Security Bulletin 2016. Rétrospective de l’année. Statistiques globales de l’année 2016

Les tensions et les remous ont été au rendez-vous dans le cyberespace en 2016, depuis les gigantesques réseaux de zombies de l’Internet des objets jusqu’aux campagnes de cyberespionnage ciblées en passant par le vol d’argent, l’hacktivisme et autres pratiques. La rétrospective et les statistiques présentées par Kaspersky Lab fournissent un compte-rendu détaillé. La synthèse, quant à elle, est accessible ici.

Kaspersky Security Bulletin 2016. La révolution du ransomware

De janvier à septembre 2016, les attaques de ransomwares contre des entreprises ont triplé, avec une attaque toutes les 40 secondes. Vu l’explosion des activités du secteur du ransomware en tant que service et le lancement du project NoMoreRansom, Kaspersky Lab a désigné le ransomware comme problématique clé en 2016.

Abonnez-vous à nos emails hebdomadaires

La recherche la plus excitante dans votre boîte de réception