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Dyreza et la chaîne logistique informatique

Au cours de la dernière année, le spectre des victimes ciblées par Dyreza s’est sensiblement élargi. Le Trojan est toujours intéressé par les données d’accès aux comptes en ligne, mais il a commencé également à attaquer les experts en recrutement (rappelons-nous de Salesforce.com), les hébergeurs, les sociétés d’enregistrement de nom de domaines, les magasins en ligne, etc.

Récemment, Proofpoint a partagé une nouvelle découverte : Dyreza a ouvert la chasse aux identifiants des acteurs de la chaîne logistique du secteur des technologies de l’information. Les chercheurs ont trouvé dans les nouveaux fichiers de configuration du cheval de Troie les noms de 20 organisations de cette catégorie dont des éditeurs de logiciel impliqués dans les livraisons et le stockage ainsi que des distributeurs de matériel informatique.

« Cette sélection de cible est inquiétante car elle englobe le cycle complet de la production et de la commercialisation » explique Kevin Epstein, Vice-président de Proofpoint chargé de la réaction face aux menaces sur Internet. La chaîne logistique et ses nombreux comptes de valeur constituent une cible qui représente un certain potentiel pour un pirate. Une fois doté de ces informations d’authentification, il est possible de modifier l’adresse de livraison des marchandises, de créer des ordres de paiement et des factures au nom de compagnies fictives, d’organiser une émission massive de chèques-cadeaux. Il s’agit d’une menace sérieuse, même si elle n’attire peut-être pas autant l’attention qu’une attaque contre des comptes en banque. La chaîne logistique est un élément clé pour de nombreuses sociétés.

Le banker Dyreza, connu également comme Dyre, est capable de substituer des pages Web et des formulaires ouverts dans un navigateur. Il se propage via le spam et les informations récoltées sont renvoyées aux opérateurs. Ce Trojan est vendu sur le marché noir et il peut être adapté à l’organisation d’attaques ciblées. « Tout au long de son existence, Dyreza a affiché un pourcentage de réussite élevé » reconnaît Kevin Epstein. « Cycles de diffusion courts, mises à jour fréquentes pour éliminer les bogues, etc. Ce modèle fonctionne. »

Proofpoint a publié une liste d’indicateurs de compromission ainsi que des nouvelles cibles de Dyreza. Outre les fournisseurs et les spécialistes du stockage, cette liste reprend des sociétés spécialisées dans la gestion des inventaires, le commerce électronique, ainsi que des noms comme Apple, Iron Mountain, Otterbox et Badger Graphics.

« Les modifications que nous avons observées sont le fruit d’une réflexion et sont visiblement stratégiques : les individus malintentionnés attaquent un nouveau secteur qui reprend tous les maillons de la chaîne logistique » constatent les experts dans le rapport. « Nous pensons que la motivation dans ce cas-ci est financière. L’obtention des informations d’authentification sur les systèmes cibles offre d’immenses possibilités à l’attaquant qui va pouvoir récolter des informations de paiement, organiser des transactions frauduleuses ou modifier les conditions de livraison des marchandises ».

Le nouvel exemplaire de spam de Dyreza présenté sur le blog de Proofpoint est doté d’une pièce jointe malveillante au format .doc. Le malware ciblé est téléchargé à l’aide d’un downloader VBA intégré à ce document, selon le schéma BartalexUpatre – Dyre. Cette année, les campagnes de spam qui utilisent des macros malveillantes sont devenues très populaires chez les diffuseurs de bankers comme Dyre et Dridex.

Source: Threatpost

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