Infos

Des cybercriminels ukrainiens devant un juge américain

Les autorités fédérales ont entamé des poursuites contre les membres d'une organisation criminelle ukrainienne. Ces individus sont accusés d'avoir accédé sans autorisation aux réseaux de plusieurs organisation financières dont Citibank, JP Morgan Chase, TD Ameritrade et Paypal ainsi qu'aux services financiers et de comptabilité du ministère de la Défense des Etats-Unis.

D'après les premières estimations, ce groupe a réussi en un an à retirer plus de 15 millions de dollars des comptes de clients de sociétés de traitement de la paie, de banques et de services en ligne intermédiaires. Une fois dans le système de paiement, les pirates s'emparaient des comptes des clients puis réalisaient en leur nom des retraits. Les sommes volées étaient déposées sur des comptes mis en place spécialement à cet effet et l'argent était soit utilisé pour réaliser des achats, soit retiré via des distributeurs automatiques ou transféré à l'étranger. Et ce n'est pas tout. Les individus malintentionnés ont également utilisés les données de tiers pour solliciter des remboursements d'impôts. Ils ont ainsi volé 20 000 dollars aux contribuables américains.

D'après les éléments du dossier, les organisateurs de ces vols sur des comptes américains seraient Oleksiy Sharapka et Leonid Yanovitsky, tous deux originaires de Kiev. Ils sont actuellement détenus en Ukraine. Ce n'est pas la première fois que Sharapka a des démêlés avec la Justice américaine : il a déjà purgé une peine de 8,5 ans de prison de l'autre côté de l'Atlantique à l'issue de laquelle il avait était expulsé vers son pays d'origine.

Outre les chefs de la bande, l'acte d'accusation cite six autres complices domiciliés aux Etats-Unis. Oleg Pidtergerya, Robert Dubuc et Andrey Yarmolitskiy, en état d'arrestation, auraient organisé les actions de la bande dans trois états différents tandis qu'Ilya Ostapyuk aurait été chargé du transfert de l'argent à l'étranger. Richard Gundersen et Lamar Taylor, deux membres de niveau inférieur, sont recherchés. Tous les membres du groupe doivent répondre du chef d'accusation de conspiration de fraude au virement bancaire, de vol d'identité et de blanchiment d'argent. La législation américaine punit ces délits de 20 ans de prison maximum et d'une amende pouvant atteindre 500 000 dollars.

Source : http://www.justice.gov/usao/nj/Press/files/Sharapka,%20Oleksiy,%20et%20al.%20Arrest%20News%20Release.html

Des cybercriminels ukrainiens devant un juge américain

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Rapports

Etude des menaces mobiles en 2016

En 2016, l’augmentation du nombre de trojans publicitaires qui peuvent utiliser les autorisations root s’est maintenue. Sur l’ensemble de l’année, cette menace n’a jamais quitté la tête du classement et rien n’indique que cette tendance va changer pour l’instant.

Spam en 2016

Les flux de spam ont enregistré plusieurs modifications en 2016. La plus marquante d’entre elles a été l’augmentation de la diffusion de ransomwares. Etant donné la disponibilité de ce genre de malware sur le marché noir, il faut s’attendre à ce que cette tendance se maintienne et le volume de spam malveillant va certainement se maintenir en 2017.

Kaspersky Security Bulletin 2016. Rétrospective de l’année. Statistiques globales de l’année 2016

Les tensions et les remous ont été au rendez-vous dans le cyberespace en 2016, depuis les gigantesques réseaux de zombies de l’Internet des objets jusqu’aux campagnes de cyberespionnage ciblées en passant par le vol d’argent, l’hacktivisme et autres pratiques. La rétrospective et les statistiques présentées par Kaspersky Lab fournissent un compte-rendu détaillé. La synthèse, quant à elle, est accessible ici.

Kaspersky Security Bulletin 2016. La révolution du ransomware

De janvier à septembre 2016, les attaques de ransomwares contre des entreprises ont triplé, avec une attaque toutes les 40 secondes. Vu l’explosion des activités du secteur du ransomware en tant que service et le lancement du project NoMoreRansom, Kaspersky Lab a désigné le ransomware comme problématique clé en 2016.

Abonnez-vous à nos emails hebdomadaires

La recherche la plus excitante dans votre boîte de réception