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« Boîte de Pandore » de messagerie

Les experts de Trend Micro nous mettent en garde contre une nouvelle campagne de diffusion de messages non sollicités qui visent à propager des programmes malveillants pour les plateformes J2ME, Android et iOS. Les fausses notifications de réception d’un "message vocal" sont diffusées au nom et sous le logo de WhatsApp, le service de messagerie instantanée interplateforme pour appareils mobiles.

Pour rendre le message encore plus persuasif, les auteurs vont jusqu’à indiquer l’heure et la durée de l’appel mythique. Si l’utilisateur clique sur le bouton de lecture proposé, il arrive sur un site Internet malveillant. Il voit alors un message d’avertissement (en russe) qui indique que son navigateur est dépassé et il est invité à le mettre à jour en cliquant sur le bouton "Télécharger maintenant". Cette action entraîne le chargement d’un fichier malveillant baptisé browser_update_installer. Le format de ce fichier dépend de l’agent utilisé par le visiteur.

Si l’accès au site de téléchargement s’opère depuis un ordinateur tournant sous Windows, c’est un fichier JAR qui est téléchargé ou, dans certains cas, une archive ZIP contenant un fichier EXE malveillant. Trend Micro détecte browser_update_installer.jar en tant que cheval de Troie par SMS.

Si l’utilisateur consulte son courrier sur un appareil Android, il reçoit un fichier .apk qui demande, en russe, l’autorisation d’installer un navigateur baptisé Browser 6.5. Les experts ont identifié le faux navigateur comme Opfake, un programme malveillant connue pour appareils mobiles capable d’envoyer des SMS payants au numéro indiqué par l’auteur. De plus, une fois installé, le "navigateur" commence à demander de manière répétée l’autorisation de télécharger un autre programme malveillant.

L’utilisateur d’iOS voit une fenêtre avec une barre de progression, mais en réalité aucune installation n’a lieu : ce système d’exploitation n’autorise par défaut que l’installation d’application téléchargées depuis l’App Store. Les experts signalent toutefois qu’en cas d’utilisation d’un téléphone jailbreaké, le risque pour les appareils tournant sous iOS est bien réel.

Les activistes du projet de sécurité TechHelpList ont également analysé la diffusion multiplateforme et ils ont découvert que les pages qui vérifient l’user-agent et, peut-être, l’adresse IP peuvent bloquer les visiteurs trop curieux. Si un tel visiteur est ajouté à la liste noire, il verra un faux message contenant le texte "HTTP 404 – introuvable". Les experts de la lutte contre les menaces dans le courrier estiment que cette diffusion est la suite de l’attaque de courrier indésirable menée par le réseau de zombies Asprox qui avait diffusé récemment des messages piégés identiques au sujet d’une invitation à un mariage et, au mois d’août, des messages sous la forme de notifications traditionnelles de la Poste des Etats-Unis et de FedEx.

Source pour la traduction : http://news.softpedia.com/news/WhatsApp-Scam-Emails-Distribute-Multi-Platform-Mobile-Threat-383072.shtml

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Rapports

Etude des menaces mobiles en 2016

En 2016, l’augmentation du nombre de trojans publicitaires qui peuvent utiliser les autorisations root s’est maintenue. Sur l’ensemble de l’année, cette menace n’a jamais quitté la tête du classement et rien n’indique que cette tendance va changer pour l’instant.

Spam en 2016

Les flux de spam ont enregistré plusieurs modifications en 2016. La plus marquante d’entre elles a été l’augmentation de la diffusion de ransomwares. Etant donné la disponibilité de ce genre de malware sur le marché noir, il faut s’attendre à ce que cette tendance se maintienne et le volume de spam malveillant va certainement se maintenir en 2017.

Kaspersky Security Bulletin 2016. Rétrospective de l’année. Statistiques globales de l’année 2016

Les tensions et les remous ont été au rendez-vous dans le cyberespace en 2016, depuis les gigantesques réseaux de zombies de l’Internet des objets jusqu’aux campagnes de cyberespionnage ciblées en passant par le vol d’argent, l’hacktivisme et autres pratiques. La rétrospective et les statistiques présentées par Kaspersky Lab fournissent un compte-rendu détaillé. La synthèse, quant à elle, est accessible ici.

Kaspersky Security Bulletin 2016. La révolution du ransomware

De janvier à septembre 2016, les attaques de ransomwares contre des entreprises ont triplé, avec une attaque toutes les 40 secondes. Vu l’explosion des activités du secteur du ransomware en tant que service et le lancement du project NoMoreRansom, Kaspersky Lab a désigné le ransomware comme problématique clé en 2016.

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