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Attaque par force brute contre WordPress dopée

Les experts de Sucuri remarquent une hausse sensible du nombre de cas d’utilisation du protocole XML-RPC en vue de s’emparer de comptes utilisateur WordPress via une attaque par force brute sur les noms d’utilisateur et les mots de passe. Les individus malintentionnés améliorent l’efficacité de la méthode à l’aide de system.multicall qui permet, dans ce cas, d’essayer des centaines de combinaisons différentes à l’aide d’une requête HTTP.

Les attaques par force brute contre WordPress ne sont pas rares, toutefois les nombreux accès à la page d’ouverture de session via HTTP/HTTPS sont trop évidents et entraînent rapidement le blocage de l’adresse IP à l’origine de l’attaque. Pour rendre l’attaque plus discrète, les individus malintentionnés ont commencé à utiliser le protocole XML-RPC qui est un protocole d’appel de procédures à distance pris en charge par de nombreuses plateformes de CMS. Cette fonction est activée par défaut sur WordPress 3.5 et suivant.

Le problème vient du fait que les solutions de protection spécialisées pour WordPress réagissent uniquement à l’erreur d’invocation de wp-login.php. Elles ignorent les tentatives d’accès au format XMLRPC. Il est peu probable que la consultation des journaux HTTP du serveur soit utile dans ce cas: les requêtes des individus malintentionnés sont acceptées sans problèmes et en cas d’échec, elles reçoivent simplement le message XML d’erreur standard (403 – Not Authorized).

Le protocole XML-RPC prévoit, entre autres, l’utilisation de la méthode system.multicall qui permet d’exécuter plusieurs commandes simultanément dans le cadre d’une seule requête. C’est cette caractéristique que les individus malintentionnés ont exploité. « En 3 ou 4 requêtes HTTP, les attaquants peuvent identifier des milliers de mots de passe tout en contournant les moyens de protection censés identifier et bloquer les attaques par force brute » constate Daniel Cid, fondateur et directeur technique de la société de sécurité de l’information Sucuri, dans le blog de sa société.

D’après l’expert, la première attaque multicall a été enregistrée le 10 septembre. Ensuite, le nombre de ces tentatives a commencé à augmenter et le 29, il a connu une très forte progression. Ainsi, pour la seule journée du 7 octobre, les chercheurs ont enregistré près de 60 000 attaques par force brute contre WordPress à l’aide de XML-RPC et de system.multicall.

Vu que les attaquants n’utilisent pas un code d’exploitation, mais bien une fonction standard de la plateforme CMS, ce problème ne peut être résolu à l’aide d’un correctif. Pour éviter tout abus de cette fonction, Daniel Cid recommande de bloquer l’accès au fichier xmlrpc.php, seulement s’il n’est pas du tout utilisé (certains plug-ins de WordPress comme JetPack en ont besoin). L’accès peut être bloqué via .htaccess ou à l’aide de plug-ins comme WordPress Simple Firewall, iThemes Security ou Disable XML-RPC. S’il est impossible de bloquer l’accès sans nuire au fonctionnement, il est possible de filtre les requêtes system.multicall au niveau du pare-feu de l’application Internet (WAF). D’après l’expert, ces requêtes sont rares dans la nature et leur interdiction permettra d’intercepter les tentatives de renforcement de l’attaque par force brute via XML-RPC.

Source: Softpedia

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