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6 ans de prison pour l’organisateur d’une manipulation de titres boursiers

Un des personnages clés d’une escroquerie boursière impliquant la diffusion automatique de messages non sollicités a été jugé aux Etats-Unis. Le Texan Christopher Rad, leader de l’organisation criminelle internationale, a été condamné a 71 mois d’emprisonnement.

D’après le dossier de l’affaire, les escrocs ont volé pendant 1,5 ans des investisseurs américains en les amenant, par tromperie, à acheter des actions non liquides. Les membres de la bande achetaient les actions à des sociétés inconnues, gonflaient artificiellement les prix, puis avant que le cours ne chute, ils vendaient toutes les actions avec un grand bénéfice. Ce type d’opération est ce qu’on appelle une manipulation de titres boursiers.

Pour imiter la hausse de la demande, les escrocs ont détourné des comptes de courtiers et ont acheté, au nom de leurs propriétaires une partie de ces actions et ont organisé des opérations de vente et d’achat.. Afin de déjouer les restrictions sur l’achat et la vente d’actions, les escrocs ont créé de faux documents sur la situation véritable des sociétés ainsi promues. Les envois de messages non sollicités ont été très utilisés pour faire la publicité de ces actions. Ces fausses informations diffusées en gros volume ont permis d’attirer l’attention des investisseurs potentiels sur ce marché artificiel et de les convaincre du potentiel de l’investissement.

Le recrutement des diffuseurs de courrier indésirable avait été confié à James Bragg, un individu connu, compatriote de Christopher Rad et ayant le même âge que ce dernier, et établi en Thaïlande. James Bragg a acquis une riche expérience dans ce domaine grâce à sa coopération avec Alan Ralsky, leader d’un  groupe similaire. C’est dans la lointaine Russie que l’administrateur du bot et le pirate, qui avaient accepté d’aider leurs « collègues » étrangers en échange d’une compensation, ont été recherché. Les spambots gérés par James Bragg ont été détectés aux Etats-Unis, en Europe de l’Ouest, en Russie et dans d’autres régions. Les serveurs de commande se trouvaient en dehors des Etats-Unis, notamment en Russie et en Chine.

Christopher Rad communiquait avec les spammeurs via Skype et les payaient via e-Gold et des services de transferts d’argent dans divers pays. D’après le FBI, cette escroquerie de manipulation de titres financiers a permis à ses organisateurs de gagner près de 2,8 millions de dollars. Outre la peine d’emprisonnement, le condamné devra payer une amende de 30 000 dollars américains. Le montant des compensations à payer aux victimes n’a pas encore été défini. Une fois libéré, le Texan sera soumis à un contrôle pendant 5 ans.

James Bragg et Doyle Scott Elliott, les complices de Christopher Rad, ont reconnu leur culpabilité et attendent leur jugement.

Source: http://www.justice.gov/usao/nj/Press/files/Rad,%20Christopher%20Sentencing%20News%20Release.html

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