Infos

Une faille XSS dans IE provoque les auteurs d’attaque de phishing

Microsoft a dévoilé la découverte récente d’un bogue dans Internet Explorer 11 et développe déjà le correctif correspondant. Cette vulnérabilité est du type XSS (script inter-site) et son exploitation permet de voler des informations ou d’injecter du code lors de la consultation de sites dans un navigateur tournant sous Windows 7 et 8.1.

Les informations relatives à ce bogue ont été publiées sur le site de la liste de diffusion Full Disclosure à la fin de la semaine dernière ; David Leo, chercheur pour le bureau de consultants britannique Deusen, ne s’est pas contenté de partager la découverte avec les abonnés. Il a également diffusé un lien qui illustrait la substitution de contenu depuis un site externe. Cette preuve de concept tout à fait anodine utilise le site du journal The Daily Mail : lorsque l’utilisateur arrive sur la page légitime dans IE 11, une boîte de dialogue lui demande de confirmer l’action ; 7 secondes après la fermeture de cette fenêtre, le message "Hacked by Deusen" (piraté par Deusen) s’affiche sur la page.

Bien que le contenu substitué provienne d’un domaine externe, le lien dans la barre d’adresse du navigateur reste inchangé (http:///www.dailymail.co.uk/home/index.html), ce qui peut facilement confondre l’utilisateur. De plus, si l’attaque XSS vise non pas le site d’un journal, mais celui d’une banque, l’individu malintentionné peut inviter le visiteur à remplir un faux formulaire et obtenir ainsi sans difficultés les données qui l’intéressent.

Cette vulnérabilité est liée à un iFrame mal traité et permet de contourner la stratégie de même origine, un mécanisme clé de certaines applications Internet qui permet aux scripts situés sur les pages d’un même site d’utiliser l’interface DOM des uns et des autres mais empêche l’accès au DOM des autres sites. La stratégie de même origine empêche les manipulations du contenu des sites Internet lors de l’exécution d’un code téléchargé via un iFrame.

L’exploitation de cette vulnérabilité permet également de contourner les restrictions standard sur les requêtes de HTTP vers HTTPS, comme l’affirme Joey Fowler, responsable de la sécurité de l’information chez Tumblr, qui a apprécié la découverte de David Leo. Si la page chargée via le frame ne contient pas l’en-tête X-Frame-Option (avec la valeur DENY ou SAMEORIGIN), l’exécution du code réussira" précise Joey Fowler.

Microsoft n’a pas encore annoncé la date de diffusion du correctif. David Leo n’a pas manqué de rappeler que la société a eu plus de trois mois pour résoudre le problème. Deusen a envoyé son premier rapport à l’éditeur le 13 octobre 2014.

D’après Microsoft, aucun code d’exploitation actif n’a été détecté à ce jour mais les utilisateurs de la version la plus récente d’IE sont invités à être très prudents tant que le correctif n’aura pas été publié. Un porte-parole de Microsoft a précisé que "pour pouvoir exploiter cette vulnérabilité, l’individu malintentionné doit avant tout attirer l’utilisateur sur un site malveillant, ce qui se fait normalement via un message de phishing. SmartScreen, activé par défaut dans les versions les plus récentes d’Internet Explorer, offre une protection contre les sites de phishing. Comme toujours, nous déconseillons à nos clients de cliquer sur des liens en provenance de sources douteuses. Nous les invitons également à visiter uniquement les sites de confiance et à toujours se déconnecter du site, ce qui permettra de préserver les informations de l’utilisateur.

Threatpost

Une faille XSS dans IE provoque les auteurs d’attaque de phishing

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

 

Rapports

Etude des menaces mobiles en 2016

En 2016, l’augmentation du nombre de trojans publicitaires qui peuvent utiliser les autorisations root s’est maintenue. Sur l’ensemble de l’année, cette menace n’a jamais quitté la tête du classement et rien n’indique que cette tendance va changer pour l’instant.

Spam en 2016

Les flux de spam ont enregistré plusieurs modifications en 2016. La plus marquante d’entre elles a été l’augmentation de la diffusion de ransomwares. Etant donné la disponibilité de ce genre de malware sur le marché noir, il faut s’attendre à ce que cette tendance se maintienne et le volume de spam malveillant va certainement se maintenir en 2017.

Kaspersky Security Bulletin 2016. Rétrospective de l’année. Statistiques globales de l’année 2016

Les tensions et les remous ont été au rendez-vous dans le cyberespace en 2016, depuis les gigantesques réseaux de zombies de l’Internet des objets jusqu’aux campagnes de cyberespionnage ciblées en passant par le vol d’argent, l’hacktivisme et autres pratiques. La rétrospective et les statistiques présentées par Kaspersky Lab fournissent un compte-rendu détaillé. La synthèse, quant à elle, est accessible ici.

Kaspersky Security Bulletin 2016. La révolution du ransomware

De janvier à septembre 2016, les attaques de ransomwares contre des entreprises ont triplé, avec une attaque toutes les 40 secondes. Vu l’explosion des activités du secteur du ransomware en tant que service et le lancement du project NoMoreRansom, Kaspersky Lab a désigné le ransomware comme problématique clé en 2016.

Abonnez-vous à nos emails hebdomadaires

La recherche la plus excitante dans votre boîte de réception