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L’auteur de Locker libère ses otages

Les ordinateurs, infectés par le ransomware Locker ont été libérés, à en croire l’auteur du malware que, la semaine dernière, avait diffusé les clés de déchiffrement sur Internet et présenté des excuses publiques pour avoir lancé le malware.

D’après Lawrence Abrams, de chez Bleeping Computer, les victimes n’ont pas du payer pour récupérer leurs fichiers. Une entrée dans le forum de Bleeping Computer, explique que la commande donnée par l’auteur de Locker pour déchiffrer les disques fonctionne uniquement sur les ordinateurs qui sont toujours infectés. Ceux qui ont déjà éliminé le ransomware peuvent déchiffrer leurs fichiers à l’aide d’un outil spécial rendu accessible à la fin de la semaine dernière.

La base de données contenant l’adresse Bitcoin à utiliser pour le paiement de la rançon, ainsi que les clés publiques et privées, est chargée dans un fichier CSV sur mega.co.nz, à en croire les commentaires de l’auteur présumé de Locker sur Pastebin. C’est là également que la structure des fichiers chiffrés a été publiée.

L’auteur de la publication affirme qu’il s’agit d’un « vidage de la base de données complète et la majorité des clés n’a même pas été utilisée. Plus aucune nouvelle clé ne sera diffusée » affirme l’auteur de la publication. Il a également promis que le déchiffrement automatique des ordinateurs infectés débutera à minuit le 2 juin.

Stu Sjouwerman, Directeur général de KnowBe4, avance l’hypothèse selon laquelle l’auteur de Locker a gagné assez d’argent et craint qu’on ne l’attrape ou tout simplement, il ne se sentait pas capable de résister à la concurrence. D’après les données de KnowBe4, ce ransomware est resté à l’état dormant jusqu’au 25 mais, puis il a été activé et a commencé à chiffrer des fichiers comme CryptoLocker. Locker se propage via des campagnes publicitaires malveillantes et via des kits d’exploitation. Il se peut également qu’il utilise un programme d’installation modifié de Minecraft.

Ce ransomware vise les ordinateurs qui tournent sous Windows et peut agir sur une liste impressionnante de fichiers, dont les extensions .doc, .docx, .xlsx, .ppt, .wmdb, .ai, .jpg, .psd, .nef, .odf, .raw, .pem, .rtf, .raf, .dbf, .header, .wmdb, .odb, .dbf. D’après KnowBe4, le malware ne modifie pas l’extension après le chiffrement et si l’utilisateur tente d’ouvrir un de ces fichiers, il reçoit un message d’erreur.

A la différence d’autres ransomwares qui exigent 500 dollars américains, voire plus, pour le déchiffrement, Locker exige seulement 0,1 bitcoin, soit près de 30 dollars américains. Bien entendu, l’auteur du malware n’a pas l’intention de restituer cet argent. Stu Sjouwerman explique : « La personne qui écrit un tel code sait exactement ce qu’elle fait. Le fait qu’il s’agisse d’une ‘bombe à retardement’ confirme une préparation minutieuse sur plusieurs mois. De plus, si l’auteur du malware était vraiment pris de remords, il rembourserait les victimes, ce qui n’est pas le cas. On ne sait pas non plus si les vecteurs actuels d’infection ont été bloqués ou non. »

D’après l’expert, le créateur de Locker est probablement un débutant dans le milieu des malwares. « On pourrait supposer qu’il s’agit d’un programmeur talentueux, mais sans expérience dans la cybercriminalité. De telles erreurs ne seraient pas commises par des cybercriminels d’Europe de l’Est professionnels et bien préparés » avance Stu Sjouwerman dans son rapport. « Il se peut qu’il a vendu ses talents de programmeurs à un de ces groupes, puis qu’il a décidé de travaillé à son propre compte, mais sans succès. »

Source: Threatpost

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