Internet pour les adultes et les enfants

Internet est-il ou non bénéfique au développement ?

Pour la majorité des utilisateurs d’ordinateurs personnels, l’Internet est un phénomène qui va de soi et qui est même ordinaire. Nous sommes nombreux à l’utiliser en permanence au travail et à la maison et nous ne pouvons plus nous imaginer comment faire autrement. Il n’y a rien d’anormal à cela car l’Internet tel que nous le connaissons aujourd’hui est une source presque inépuisable d’informations. Le volume de données qu’il propose est estimé à 500 milliards de giga-octets. Internet est devenu un instrument incontournable dans la recherche d’informations ainsi que dans de nombreux autres aspects de la vie de l’homme moderne. Internet permet de payer des factures en ligne, de rechercher une école pour son enfant, d’organiser les vacances etc. Mais l’Internet, à l’instar de la vie réelle, possède une face obscure. Tout comme dans la vie réelle, il existe sur Internet des communautés criminelles, du trafic d’armes et de stupéfiants, des groupes extrémistes et une multitude d’associations de malfaiteurs. De plus, l’Internet, qui a été créé par des adultes, est orienté avant tout vers la population adulte. De nombreux sites de rencontre au contenu pornographique ou érotique possèdent un statut plus ou moins légal selon les pays. Et bien entendu, la majorité d’entre eux ne devrait pas être visitée par des enfants.

Parallèlement à cette situation, chaque année on compte de plus en plus d’enfants et d’adolescents parmi les utilisateurs. Les enfants et les adolescents d’aujourd’hui figurent parmi les internautes les plus actifs. Cette génération est née avec les technologies de l’information et elle ne peut se souvenir de l’avant Internet. Malheureusement, les jeunes internautes sont rarement capables d’adopter une attitude critique face aux flux d’informations non vérifiées, de mauvaises qualité, dépassées voire tout simplement dangereuses qui peuvent nuire non seulement à l’ordinateur, mais à eux-mêmes également.

Selon nous, le danger le plus grave est que l’enfant (ou l’adolescent) peut avoir accès à des informations quelconque avant d’être suffisamment mûr pour les assimiler. Une exposition précoce à un contenu potentiellement nuisible sur Internet peut avoir un effet négatif sur le psychisme en formation.

Les parents se posent toujours la question suivante : comment faire pour que la navigation sur Internet soit utile à mon enfant, pour qu’elle lui élargisse les horizons et développe ses aptitudes de communications sans courir de danger ? Tous les parents connaissent ce sentiment d’inquiétude quand ils se demandent si son enfant n’a pas visité une page indésirable en leur absence.

Il convient d’indiquer que l’enfant peut se retrouver sur une page au contenu indésirable non pas de son propre gré mais suite à l’application de stratégies de marketing en ligne ou après une escroquerie. De nombreuses ressources incitent plus ou moins ouvertement les internautes à visiter des sites au contenu douteux. Dans ce genre de situation, l’internaute est attiré par un lien ou une bannière à l’aspect inoffensif. Il peut également être redirigé via une fenêtre pop-up, un script ou d’autres méthodes. Dans de nombreux cas, les sites promus de la sorte sont souvent malveillants. Par conséquent, il faut aborder non seulement la problématique du contrôle des enfants qui naviguent sur Internet, mais également leur protection dans le monde virtuel.

Si nous nous penchons un instant sur les statistiques, selon certaines estimations, 25% des enfants d’âge préscolaire utilisent Internet sans la supervision des parents. Plus de 30 % des enfants de moins de 14 ans ont été exposés à du contenu pornographique sur Internet tandis que 15 % ont accédé à des sites de jeux de hasard ou à du contenu faisant l’apologie de la violence, de l’alcool et des drogues.

Une telle situation ne peut qu’inquiéter les parents qui cherchent à protéger leur enfant des impressions traumatisantes et des informations néfastes.

Comment protéger l’enfant contre le contenu indésirable

Ces dernières années, de nombreux éditeurs de logiciels de sécurité informatique ont commercialisé des produits de type « foyer et famille sûrs » conçus pour protéger les enfants lorsqu’ils explorent Internet.

Kaspersky Lab n’est pas une exception et propose sa solution sous la forme d’un module baptisé « Contrôle parental » intégré au système Kaspersky Internet Security. La principale tâche de ce composant est de tenir les enfants à l’écart des sites au contenu indésirable et de permettre aux parents de limiter la durée d’utilisation d’Internet par les enfants. Nous souhaitons nous pencher un instant sur le fonctionnement du « Contrôle parental ».

Principe de fonctionnement du module Contrôle parental

Par défaut, le composant Contrôle parental est désactivé afin de ne pas perturber les adultes pendant la navigation sur Internet. Le Composant peut être configuré de telle sorte qu’il s’active dès que l’enfant ouvre une session dans le système.

Les parents peuvent décider des catégories de sites qu’ils jugent indésirables : Il s’agit de sites au contenu pornographique ou érotique, de sites rédigés dans une langue vulgaire, de sites assurant la promotion de logiciels pirates ou de sites faisant l’apologie des armes, de la drogue, de la cruauté ou de la violence. Il est possible également de bloquer l’accès de l’enfant aux réseaux sociaux, aux services de messagerie électronique en ligne, aux magasins en ligne, aux systèmes de paiement, etc.

Quand un enfant utilise Internet, le module Contrôle parental vérifie le contenu des pages sollicitées. Si la page appartient à une des catégories interdites, le composant en bloque l’ouverture et indique la raison de l’interdiction.

Catégorisation des pages

L’analyse de la page consiste à la classer dans une des catégories connues.

Du point de vue technique, il existe deux méthodes de catégorisation des pages Web : une méthode qui repose sur l’utilisation de listes d’autorisation et d’interdiction et une méthode heuristique qui permet d’attribuer un site à une catégorie définie sur la base de la somme d’une série d’indices.

La méthode heuristique est la plus souple et la plus moderne, mais elle peut prendre de mauvaises décisions. Afin de pouvoir améliorer en continu les algorithmes utilisés, le module Contrôle parental dans KIS prévoit la possibilité d’envoyer des réclamations en cas de blocage erroné d’une page :

toutes les informations similaires sont récoltées et traitées. Les pages qui font l’objet de nombreuses réclamations sont vérifiées manuellement également. Ceci permet de comprendre le fonctionnement de l’analyseur heuristique, de comprendre les causes des erreurs et d’adapter l’algorithme afin d’éviter que ces erreurs ne se reproduisent.

Cette vérification montre que seuls 3 % des réclamations reçues sont liées à une classification erronée d’une page. Les 97 % restant sont des réclamations sur des décisions correctes ! Dans l’écrasante majorité des cas, la catégorie de la page a été correctement définie et le composant a bloqué l’accès à la page conformément aux règles définies par les parents. Et les enfants, frustrés de ne pas avoir pu accéder aux pages dangereuses, cliquent sur le lien de réclamation..

En guise de conclusion

Selon les données les plus récentes, le système Contrôle parental intégré dans les produits pour particuliers de Kaspersky Lab se déclenche plus de 4 000 000 de fois par jour pour la catégorie « pornographie ». Ce la signifie que près de 160 000 tentatives d’accès à des sites pornographiques par heure sont réalisées depuis des ordinateurs utilisés par des enfants.

Donc, le module Contrôle parental empêche vraiment l’accès des enfants au contenu indésirable. Bien entendu, seuls les parents ont le droit de décider quelles catégories de pages sont indésirables pour leurs enfants. Comme n’importe quel autre outil, le Contrôle parental n’est qu’un outil au service de l’intention des parents. Il ne peut et il ne doit pas les remplacer. En fin de compte, le meilleur contrôle parental est la confiance réciproque entre les parents et leurs enfants.

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