Arbor : poursuite de l’augmentation du nombre d’attaques DDoS puissantes

Bien que l’indicateur moyen de puissance des attaques DDoS a commencé à reculer, le nombre d’attaques de niveau supérieur, quant à lui, augmente. Au cours du premier semestre de cette année, les chercheurs d’Arbor Networks ont enregistré plus de 100 incidents dont la puissance était supérieure à 100 Go/s. Le nombre d’attaques de puissance supérieure à 20 Go/s au deuxième trimestre a atteint le double du nombre d’attaques enregistrées sur l’ensemble de l’année dernière. Les statistiques de Arbor reposent sur les données de son service Web ATLAS qui surveille à l’heure actuelle un traficš pouvant atteindre 90 To/s sur les réseaux de plus de 300 FAI.

Auparavant, les auteurs d’attaque DDoS atteignaient l’effet recherché en utilisant des centaines, voir de milliers, d’ordinateurs infectés qui généraient le trafic parasite et qui attaquaient simultanément la cible. De nos jours, alors qu’un grand nombre d’utilisateurs d’Internet à travers le monde dispose de connexion à haut débit, l’attaquant n’a plus besoin d’autant de bots pour créer un trafic volumineux capable de mettre de nombreux sites hors service.

Selon Arbor, l’augmentation du nombre d’attaques DDoS puissantes s’explique par la possibilité d’utiliser des serveurs NTP et des résolveurs DNS ouverts. Ces intermédiaires permettent aux individus malintentionnés de décupler le trafic parasite et de le diriger vers une cible. Ils acceptent la substitution de la source de la requête et sont capables d’envoyer une réponse dont le volume est supérieur à celui de la requête.

Cette année, les attaques par amplification NTP constituent un sérieux problème ; d’après les statistiques d’Arbor pour le premier trimestre, cette technique d’amplification a été utilisée dans 85 % des attaques DDoS dont la puissance était supérieure à 100 Go/s. Pour la période allant d’avril à juin, cet indice est redescendu jusqu’à 49 %. La puissance moyenne du trafic NTP parasite chute également, mais les experts considèrent toujours que le niveau de la menace est important.

Parallèlement à l’augmentation du nombre d’attaques puissantes, on observe également une augmentation de la durée des incidents. Ainsi, au deuxième trimestre, la durée moyenne d’une attaque DDoS supérieure à 20 Go/s était de 98 minutes, contre 54 minutes au premier trimestre.

La Corée du Sud (15 %) et les Etats-Unis (14 %) sont les principales sources de trafic DDoS au premier semestre.

Threatpost

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