110 000 utilisateurs de Facebook infectés par un malware

Un Trojan est actuellement en circulation sur Facebook, le plus grand des réseaux sociaux. Il a infecté près de 110 000 utilisateurs en deux jours.

Le malware ce propage en publiant des liens vers une vidéo pornographique sur le mur des victimes de l’infection. Jusqu’à présent, ce genre de publication était uniquement adressé aux amis étiquetés de la victime, généralement pas plus d’une vingtaine. Si l’utilisateur clique sur le lien, la lecture de la vidéo commence, avant de s’arrêter subitement. Un message proposant d’installer une mise à jour de Flash Player apparaît alors. Il s’agit en fait d’un Trojan Downloader.

Les résultats de l’étude préliminaire publiés dans la liste de diffusion Full Disclosure par Mohammad Faghani, chercheur en sécurité informatique, indiquent que le malware est capable de simuler les frappes au clavier et les mouvements de la souris. La présence du processus Chrome.exe dans le système est symptomatique de l’infection.

A la différence des Trojans pour Facebook antérieurs, diffusés via des messages privés entre amis, ce malware utilise ici une méthode que Mohammad Faghani a baptisée la "technique de l’aimant". Vu que le malware adresse la publication malveillante à plusieurs utilisateurs, le contenu qu’il publie peut être vu non seulement par les utilisateurs étiquetés, mais également par leurs amis. D’après Mohammad Faghani, cela garantit un rythme d’infection élevé.

L’analyse du malware est toujours en cours et Mohammad Faghani a promis de tout publier sur Full Disclosure.

La fonction de hachage MD5 du faux Flash Player est "cdcc132fad2e819e7ab94e5e564e8968″ et celle de SHA1 est "b836facdde6c866db5ad3f582c86a7f99db09784". Mohammad Faghani a remarqué que le malware télécharge chromium.exe, wget.exe, arsiv.exe et verclsid.exe et qu’il tente également de se connecter aux adresses www[point]filmver[point]com et www[point]pornokan[point]com.

Les experts de chez Facebook ont été prévenus et tente d’interrompre la propagation du malware en bloquant les liens malveillants. Un porte-parole de Facebook a déclaré à Threatpost : "Nous employons différents systèmes automatisés pour découvrir les liens potentiellement indésirables et limiter leur propagation. Nous connaissons ces types de malware qui se font généralement passer pour des extensions de navigateur et qui se propagent via des liens dans les réseaux sociaux. Nous bloquons les liens vers les ressources malveillantes, proposons des alternatives pour le nettoyage des systèmes et adoptons toute une série de mesures pour garantir le confort et la sécurité de l’utilisation de Facebook."

Source :        Threatpost

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